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La vallée des Merveilles est une des destinations
de randonnées qui remporte le plus de "succés".
Située sur ce qui fut le Comté de Tende,
les randonneurs peuvent y découvrir non seulement
une faune riche mais aussi les nombreux témoignages
de la présence des premiers êtres humains.
La plupart des randonneurs se rendent à Casterino
en voiture et se lancent en un ou plusieurs jours dans
un circuit qui relie le village au refuge de la Valmasque
et au refuge des Merveilles.
Il existe un autre circuit un peu plus sportif à
partir de la vallée de la Gordolasque. Il s'agit
de rejoindre la vallée des Merveilles par le pas
de l'Arpette puis de revenir vers le départ via
la baisse du Basto et le Lac Autier.
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Carnet de rando :
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Samedi 2 Août 2003
Alors que les ombres se sont déjà bien allongées,
nous arrivons sur le parking du Pont du Contet dans la
vallée de la Gordolasque à 1692 m d'altitude.
De nombreux emplacements permettent d'installer nos toiles
de tente. L'endroit est magnifique : nous sommes entre
deux crêtes montagneuses, à côté
d'une rivière dont le ruissellement monte à
nos oreilles. Il y a deux heures nous étions encore
dans l'agitation du littoral. Maintenant nous nous préparons
à manger dans la lumière du soir, entourés
par les montagnes arborées.
Enfin arrive le crépuscule. Dans un ciel bleu nuit
la Lune nous offre son sourire avant de laisser sa place
aux étoiles. Nous admirons le spectacle céleste
avant de rejoindre nos sacs de couchage. Demain une longue
marche nous attend.
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Dimanche 3 Août 2003
Aprés avoir pris un riche petit déjeuner
et plié nos affaires, nous prenons le départ
: direction le pas de l'arpette. Le chemin grimpe à
travers les pentes abruptes et verdoyantes du vallon
d'Empuonrame. Les plus hautes cimes baignent dans les
premiers rayons du Soleil.
Les chamois et bouquetins parcourent déjà
les versants rocheux, nous offrant un spectacle d'équilibristes
époustoufflant.
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L'ascenscion se poursuit. Bientôt, le progrés
technique nous rattrappe : un énorme tuyau
jailli de la montagne et dévalle le précipice
pour rejoindre le fond de la vallée. Il
s'agit d'une conduite hydrolique qui alimente
les turbines de la centrale EDF située
en contre bas. Les ingénieurs ne semblent
pas avoir prévu de passage pour les randonneurs.
Il nous faut nous faufiller sous le tuyau.
Une fois cet obstacle franchi, le chemin se fait
moins raide, les cîmes ensoleillées
plus proches. Les habitants des sommets nous observent
du haut de leurs rochers.
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Nous atteignons le Pas de l'Arpette aprés une
ascension de 2h00. Nous sommes à 2511 m d'altitude.
Nous marquons une pause. La vue est splendide. En bas,
nous apercevons le Lac Long et le refuge des Merveilles.
En face de nous, plus au Sud, la cime du Diable se découpe
sur le ciel bleu.
La descente vers le lac s'effectue sans difficultés
sur une pente douce et verdoyante. Enfin nous entrons
dans la vallée des Merveilles.
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La traversée de la vallée est à
la hauteur du nom qu'elle porte. Nous ralentissons et
restons attentifs aux rochers qui nous entourent. Au
fur et à mesure de notre marche, nous découvrons
diverses gravures dans un cadre où se succèdent
ruisseaux et petits lacs.
La pente est modeste jusqu'au pied de la baisse de la
Valmasque. Nous marquons une courte pause au sommet
de la vallée avant de gravir les flancs escarpés
qui nous élèverons à 2170 m d'altitude.
Le chemin serpente sur un sol caillouteux. Au sommet,
ce sera la pause déjeuner. Encore quelques efforts
et enfin, nous sentons sur nos visages le vent qui s'intensifie
en passant entre les deux vallées. Nous arrivons
sur la Baisse de la Valmasque.
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Une fois rassasiés, nous reprenons
le chemin. A nos pieds, s'étend le lac du Basto,
énorme surface bleutée entourée d'une
démarquation blanche trahissant le niveau inhabituellement
bas de l'eau. Nous dévallons le flanc nord de la
baisse de la Valmasque. Puis à travers un chemin
trés accidenté, nous nous dirigeons vers
la baisse du Basto, point culminant de notre périple.
Sur le chemin, un bouquetin nous observe avec curiosité.
Il ne semble pas effrayé par notre approche.
Nous progressons à travers les rochers. Le parcours
se fait plus raide à l'approche du dernier passage
culminant de la journée. La baisse du Basto est
surplombée par un rocher sur lequel un chamois
à la coiffe impressionnante observe les randonneurs.
De l'autre côté, la descente vers le lac
Autier s'annonce délicate. Le chemin est relativement
abrupte et parsemé de nombreux éboulis.
Plus bas, le paysage caillouteux laisse peu à peu
la place à des pentes plus verdoyantes. L'herbe
fraiche qui borde le lac agrémente une pause méritée.
Enfin, nous reprenons la descente vers le pont du Countet.
Nous nous enfonçons dans la vallée de la
Gordolasque alors que le soleil commence à jouer
avec les cimes. Nous rejoingons finalement notre point
de départ 12 heures aprés l'avoir quitté,
éprouvés par cette longue marche mais émerveillés
par le spectacle que la montagne nous a offert.
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