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Aujourd'hui : Mardi 14 février 2012
Rando & visites : La Vallée des Merveilles depuis la Gordolasque

La vallée des Merveilles est une des destinations de randonnées qui remporte le plus de "succés". Située sur ce qui fut le Comté de Tende, les randonneurs peuvent y découvrir non seulement une faune riche mais aussi les nombreux témoignages de la présence des premiers êtres humains.

La plupart des randonneurs se rendent à Casterino en voiture et se lancent en un ou plusieurs jours dans un circuit qui relie le village au refuge de la Valmasque et au refuge des Merveilles.

Il existe un autre circuit un peu plus sportif à partir de la vallée de la Gordolasque. Il s'agit de rejoindre la vallée des Merveilles par le pas de l'Arpette puis de revenir vers le départ via la baisse du Basto et le Lac Autier.


Carnet de rando :

Samedi 2 Août 2003

Alors que les ombres se sont déjà bien allongées, nous arrivons sur le parking du Pont du Contet dans la vallée de la Gordolasque à 1692 m d'altitude. De nombreux emplacements permettent d'installer nos toiles de tente. L'endroit est magnifique : nous sommes entre deux crêtes montagneuses, à côté d'une rivière dont le ruissellement monte à nos oreilles. Il y a deux heures nous étions encore dans l'agitation du littoral. Maintenant nous nous préparons à manger dans la lumière du soir, entourés par les montagnes arborées.
Enfin arrive le crépuscule. Dans un ciel bleu nuit la Lune nous offre son sourire avant de laisser sa place aux étoiles. Nous admirons le spectacle céleste avant de rejoindre nos sacs de couchage. Demain une longue marche nous attend.
     

Dimanche 3 Août 2003

Aprés avoir pris un riche petit déjeuner et plié nos affaires, nous prenons le départ : direction le pas de l'arpette. Le chemin grimpe à travers les pentes abruptes et verdoyantes du vallon d'Empuonrame. Les plus hautes cimes baignent dans les premiers rayons du Soleil.
Les chamois et bouquetins parcourent déjà les versants rocheux, nous offrant un spectacle d'équilibristes époustoufflant.

L'ascenscion se poursuit. Bientôt, le progrés technique nous rattrappe : un énorme tuyau jailli de la montagne et dévalle le précipice pour rejoindre le fond de la vallée. Il s'agit d'une conduite hydrolique qui alimente les turbines de la centrale EDF située en contre bas. Les ingénieurs ne semblent pas avoir prévu de passage pour les randonneurs. Il nous faut nous faufiller sous le tuyau.

Une fois cet obstacle franchi, le chemin se fait moins raide, les cîmes ensoleillées plus proches. Les habitants des sommets nous observent du haut de leurs rochers.


Nous atteignons le Pas de l'Arpette aprés une ascension de 2h00. Nous sommes à 2511 m d'altitude. Nous marquons une pause. La vue est splendide. En bas, nous apercevons le Lac Long et le refuge des Merveilles. En face de nous, plus au Sud, la cime du Diable se découpe sur le ciel bleu.

La descente vers le lac s'effectue sans difficultés sur une pente douce et verdoyante. Enfin nous entrons dans la vallée des Merveilles.

 



La traversée de la vallée est à la hauteur du nom qu'elle porte. Nous ralentissons et restons attentifs aux rochers qui nous entourent. Au fur et à mesure de notre marche, nous découvrons diverses gravures dans un cadre où se succèdent ruisseaux et petits lacs.

La pente est modeste jusqu'au pied de la baisse de la Valmasque. Nous marquons une courte pause au sommet de la vallée avant de gravir les flancs escarpés qui nous élèverons à 2170 m d'altitude.
Le chemin serpente sur un sol caillouteux. Au sommet, ce sera la pause déjeuner. Encore quelques efforts et enfin, nous sentons sur nos visages le vent qui s'intensifie en passant entre les deux vallées. Nous arrivons sur la Baisse de la Valmasque.

     
Une fois rassasiés, nous reprenons le chemin. A nos pieds, s'étend le lac du Basto, énorme surface bleutée entourée d'une démarquation blanche trahissant le niveau inhabituellement bas de l'eau. Nous dévallons le flanc nord de la baisse de la Valmasque. Puis à travers un chemin trés accidenté, nous nous dirigeons vers la baisse du Basto, point culminant de notre périple. Sur le chemin, un bouquetin nous observe avec curiosité. Il ne semble pas effrayé par notre approche.

Nous progressons à travers les rochers. Le parcours se fait plus raide à l'approche du dernier passage culminant de la journée. La baisse du Basto est surplombée par un rocher sur lequel un chamois à la coiffe impressionnante observe les randonneurs. De l'autre côté, la descente vers le lac Autier s'annonce délicate. Le chemin est relativement abrupte et parsemé de nombreux éboulis. Plus bas, le paysage caillouteux laisse peu à peu la place à des pentes plus verdoyantes. L'herbe fraiche qui borde le lac agrémente une pause méritée.
Enfin, nous reprenons la descente vers le pont du Countet. Nous nous enfonçons dans la vallée de la Gordolasque alors que le soleil commence à jouer avec les cimes. Nous rejoingons finalement notre point de départ 12 heures aprés l'avoir quitté, éprouvés par cette longue marche mais émerveillés par le spectacle que la montagne nous a offert.
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