En
cette saison printanière, nous avons choisi de
nous dégourdir les jambes avec une promenade
en moyenne montagne : destination le village de Rocasparvièra.
Nous arrivons au village de Coaraze. Le point de départ
de notre randonnée se situe à côté
des installation sportive du village : une route s'élève
entre les maisons puis laisse rapidement place à
une piste au milieu de la campagne.
Enfin un chemin nous guide à travers un paysage
partagé entre végétation tantôt
aride, tantôt arborée et verdoyante. Le
panorama offre une vue sur la vallée du Paillon
et les crètes des collines environnantes.
Tandis que Coaraze s'éloigne peu à peu
derrière nous avant de disparaître au détour
d'une colline, les ruines de Rocasparvièra perchées
sur leur pic rocheux s'imposent soudainement dans la
lumière de cette fin de matinée.
Le chemin nous conduit jusqu'au pied du pic rocheux
: le col St Michel est un carrefour entre la vallée
du Paillon et la vallée de la Vésubie.
Cette croisée des chemins faisaient de Rocasparvièra
un village "étape" stratégique
pour les commerçants et autres voyageurs du moyen
àge.
Nous nous lançons dans l'ascension du pic rocheux.
Le chemin devient beaucoup plus raide. Alors que nous
serpentons entre les rochers, la haute montagne s'offre
à nos yeux : au loin on distingue clairement
le mont Mounier recouvert de son manteau de neige.

Enfin nous atteingnons le village : nous sommes stupéfait
à la vue des ouvrages moyen ageux encore debout.
La plupart des voutes supportant les planchers des batiments
sont intacts. De nombreux murs ont conservé l'emplacement
des portes et feunêtres, laissant un témoignage
surprenant en matière d'architecture et de maçonnerie.
Il y avait là un des plus important village du
Comté de Nice construit autour d'une source dont
la disparition a causé l'éxode des quelques
300 habitants.