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Aujourd'hui : Dimanche 1 août 2010
Légendes : Rocasparvièra et la légende de la Reine Jeanne


Coucher de soleil sur les ruines de Rocasparvièra
 

Jeanne 1ére
Reine de Naple et
Comtesse de Provence

Il y a moins de 150 ans (une goutte d'eau dans l'océan de l'Histoire), Nissa était la capitale d'un comté qui portait son nom. Celui-ci était né de vieilles querelles qui l'avaient opposé aux comtes de Provence à l'aube du millénaire précédent. Le détachement définitif eu lieu à l'issue d'une guerre civile déclenchée par les multiples maladresses de la Reine Jeanne, Reine de Naples et Comtesse de Provence. Celle-ci épousa André de Hongrie qui fut assassiné. Accusée de ce meurtre par sa belle-famille Hongroise, Jeanne se réfugia en Provence.

On raconte qu'elle vint séjourner dans le village de Rocasparvièra où elle avait un château. Ce village, situé entre la vallée du Paillon, au-dessus de Coaraze, et la vallée de la Vésubie, au-dessus de Duranus, était une étape obligatoire pour les commerçants qui passaient ainsi d'une vallée à l'autre. Il comptait plus de 300 habitants à son apogée ainsi que de nombreuses institutions administratives et religieuses.
Selon la légende, l'arrivée de la Reine Jeanne fut une difficile épreuve pour les villageois. La Reine était accompagnée de ses deux enfants, de leur nourrice, d'un prêtre et de ses gardes. La terre ne donnait pas beaucoup de ressources sur cette crête aride et les troupeaux ne bénéficiaient que de pauvres pâturages. Ainsi le ravitaillement de la Reine et de son escorte pesait lourdement sur les habitants. Mais bientôt des espions au service de la cour de Hongrie retrouvèrent la piste de Jeanne et arrivèrent à Rocasparvièra sous l'apparence de commerçants. Ils sympathisèrent discrètement avec les habitants et les ravitaillèrent en vivres, les soulageant ainsi des ponctions de la Reine.
Les espions, connaissant les faiblesses du prêtre pour le bon vin, commencèrent leur discret travail de vengeance. Les semaines passèrent et le prêtre prit pour habitude de se rendre chaque après-midi dans une étable non loin du village pour déguster sans modération sa boisson favorite en compagnie de ses généreux "amis". Il s'en retournait ensuite titubant vers le château. Sous prétexte de malaise pour cacher son état d'ébriété, le prêtre ne participait plus au repas du soir et fut bientôt incapable de célébrer la messe. À l'approche du soir de Noël, la Reine se résolut donc à assister à la messe de Minuit en l'église de Coaraze. Le prêtre, profitant de l'absence de la Reine, attendit que la nourrice ait couché les enfants et se soit endormie pour laisser entrer ses "amis" en vue d'une soirée bien arrosée... À son retour, la Reine trouva ses enfants servis sur un plateau posé sur une table, un poignard planté dans chacun d'eux, et le prêtre affalé dans un fauteuil, plongé dans un profond sommeil.
Au petit matin, la Reine reprit le chemin de la fuite lançant une malédiction sur le village : "Rocca, rouquina, Un jou vendra Que aqui non cantèra Plus ni gal ni galina". Cette malédiction ne devait plus quitter le village, qui fut fortement endommagé en 1564 puis en 1612 et en 1618 par une série de séïsmes. Par la suite la population déserta le village au profit de Duranus et l'Engarvin.

Pauvre Reine Jeanne, la légende lui a prêté le bonheur d'avoir eu les enfants dont l'histoire l'a privée. Cette absence d'héritiers directs est à l'origine de la guerre civile qui se solda par la dédition du futur Comté de Nice en faveur des Comtes de Savoie. Ma aqui si fermà la Légenda per laissà plaça à l'Istòria ...


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Randonnée à Rocasparvièrà
(Rando & Visites)

Entre Coaraze et Duranus, découvrez les ruines d'un village situé au carrefour des chemins muletiers parcourus par les commerçants du Moyen Age.
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Au sommet du village en ruine, on devine les restes d'une fortification
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