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Jeanne
devient Reine de Naples et Comtesse de Provence en 1343. Celle-ci,
tout au long de son règne, a cumulé les maladresses, s'attirant
les foudres de ses cousins.
Tout commence par l'assassinat de son premier mari, André
de Hongrie, qui déchaîne la colère de ses
cousins hongrois. Jeanne doit se protéger : elle épouse
alors son cousin Louis de Tarente. Mais ce mariage déclenche
la jalousie de ses autres cousins, les Ducs de Duras. Louis de
Tarente gouvernera Naples et la Provence jusqu'en 1362, subissant
de nombreuses crises, douloureuses pour la population : la peste
noire de 1347 à 1351 est suivie par l'invasion des anciens
mercenaires du Roi de France de 1357 à 1359.
A la mort de Louis, Jeanne n'ayant toujours pas de successeurs
se remarie une troisième fois, en vain. Elle se résout alors à
adopter Charles de Duras. Ses cousins Hongrois proteste aussitôt.
Face à cette menace, Jeanne se cherche une fois de plus un protecteur.
Elle épouse Othon de Brunswick. Charles de Duras, effrayé à l'idée
de voir la succession de Jeanne lui échapper au profit d'un éventuel
héritier de sang, se retire et prépare sa revanche. Jeanne doit
alors faire face à cette nouvelle menace. N'ayant toujours pas
d'enfant, elle décide d'adopter Louis d'Anjou, frère du roi de
France. Charles de Duras joue alors le tout pour le tout : il
s'empare de Naples et séquestre Jeanne. La Provence de divise
entre partisans de Charles et partisans de Louis.
La population prend majoritairement partie pour Charles. Cependant,
celui-ci, puis son successeur, sont bloqués par les troupes
angevines. Les partisans de Louis gagnent du terrain. L'armée
des Anjou arrive aux limites des vigueries de Nice, Puget-Théniers,
Barcelonnette et Lantosque. Le Comte Grimaldi de Beuil tire profit
de la situation. Il obtient du jeune roi Ladislas (fils de Charles)
l'autorisation de négocier avec le Comte de Savoie sa protection
et son soutien en Provence. En échange de quelques droits
et privilèges, il organise la dédition des quatre
vigueries au profit d'Amédée VII de Savoie.
Ainsi, le Comte de Savoie traverse les quatres Vigueries avec
une centaine de soldats pour arriver à Nice le 28 septembre
1388, où les représentants de la population lui
offrent la Dédition de Nice. Le Comté de Savoie
obtient un débouché sur la mer.
Ainsi commence pour les Niçois une nouvelle destinée qui s'achèvera
en 1860, avec l'annexion du Comté de Nice par la France.
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