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En
476, l'Empire Romain s'effondre laissant place à un nouvel
ordre géopolitique autour de la Méditerranée.
Ou plutôt doit-on parler d'un désordre, car la
région mettra du temps pour se stabiliser. Les anciennes
possessions Romaines sont disputées par les divers peuples
" barbares ".
En Provence, ce sont les francs qui finissent par l'emporter,
opprimant la population qui entre en rébellion. Ceux-ci
font appel aux Musulmans de Narbonne pour rejeter leur oppresseur.
Charles Martel écrase cette révolte livrant la
Provence au pillage et au massacre. Les habitants se dispersent
dans les campagnes.
Au milieu de ces évènements mouvementés,
Nice située à l'extrémité de la
Provence, loin de la capitale, organise tant bien que mal sa
vie quotidienne. Au XIe Siècle, le pouvoir local est
entre les mains d'une lignée de seigneurs. Ces derniers
le remette peu à peu aux autorités religieuses
qui, finalement, le transfère à la population.
En 1144, des consuls élus pour un an administrent la ville.
Ils mènent une action parfaitement autonome par rapport aux
Comtes de Provence. Ils vont même jusqu'à signer des traités
d'alliance économique et militaire avec Gènes et Pise. Les populations
de nos trois cités sont alors très liées.
De son côté, le souverain provençal n'entend
pas abandonner son pouvoir sur cette partie du territoire. En
1166, une première campagne est lancée contre
Nice. Raymond Béranger III succombera à la flèche
d'un archer Niçois alors qu'il galvanisait ses troupes
au pied des remparts. Il faut attendre 1176 pour que les Niçois
soient contraints à signer un accord avec Alphonse 1er
d'Aragon. Ce traité confirme les pouvoirs des consuls
de Nice et définit ainsi les premiers privilèges
de la ville. Cependant en 1215, les Comtes de Provence sont
à nouveau rejetés. La rébellion fait rage
quand, en 1229, les soldats provenceaux entrent dans Nice grâce
à la complicité de la famille Guigonis qui ouvre
les portes de la cité. Un gouverneur est alors nommé
à Nice. Les Riquiers et les Badats font aussitôt
appel à Gènes pour défendre la liberté
de la ville. Il faut une seconde intervention de la Provence
en 1230 et le bannissement des sympathisants du parti communal
pour soumettre Nice jusqu'à la dédition de 1388.
De cette lutte Nice obtiendra toutefois une série de
droits et de privilèges définis dans le traité
de 1176. Ses habitants n'hésiteront pas à se soulever
aussitôt qu'un événement les remettra en
cause, obtenant à chaque fois sa confirmation. Cet esprit
frondeur perdurera sous la protection de la Savoie et causera
bien des soucis lors des invasions et occupations qui se succéderont
par la suite.
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