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Lou
Trambalan de Nissa e Litoural
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Lou
Trambalan de Nissa
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Nissa
à la pouncha de l'auba dau vint-unième sécoulou
: La ville regarde s'installer sur fond de débat inachevé
un nouveau moyen de transport qui changera son visage. Si le tramway
soulève bien des passions, ce projet est aussi l'occasion
pour les anciens de faire ressurgir de lointains souvenirs d'enfance.
En effet, la vie des niçois fut rythmée pendant
plus de cinquante ans par le "tin-tin" des tramways.
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A voir sur mangiapan.net ...
Le tramway des vallées
Le tramway a aussi parcouru les vallées de l'Estéron,
de la Vésubie, de la Tinée et les Gorges du Daluis dés
le début du XXe siècle. Ce réseau était
confié à la compagnie des Tramways des Alpes Maritimes
(TAM).
lire
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Calèche manoeuvrant devant la Gare PLM
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Pour une grande majorité de la population, le moyen de
circuler le plus courant est la marche. La mise en service du
tramway constitue une petite révolution dans la vie quotidienne.
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Les gorges de St Andrée
(Nice-Levens)
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La
naissança dau Trambalan
Le premier transport en commun voit le jour à Nice en 1835.
La capitale de cet Etat du Royaume de Piémont Sardaigne
est alors reliée au pont du Var par un service de Diligence
depuis le Pont Vieux. A l'époque, deux navettes sont assurées
quotidiennement.
En 1854, le trajet entre le Pont Vieux et le Ray s'effectue gràce
à un omnibus à chevaux.
La perspective de l'annexion française ralentit fortement
les investissements du gouvernement de Turin : il faudra attendre
que la transaction soit conclue pour voir le service d'omnibus
à chevaux s'étendre du Pont Vieux vers la toute
nouvelle gare PLM (Paris Lyon Méditerranée), puis
vers le Pont Magnan ou encore St Barthélèmy.
Dans un premier temps l'administration s'emploie à relier
Nice à Marseille par le train puis pousse le chemin de
fer jusqu'à Monaco pour arriver à Vintimille en
1872. C'est à partir de 1878 que le "tramway américain"
fait son entrée à Nice. Il s'agit alors d'un système
de voitures circulant sur des rails mais tracté par des
chevaux. Ce moyen de transport est alors géré par
la compagnie des Tramways de Nice (TN).
En 1895, le quartier de Cimiez, en pleine expansion sous l'impulsion
de Biasini, voit s'installer la première ligne de tramway
électrique par accumulation. En effet la rencontre de Biasini,
architecte mais aussi homme d'affaires, et de Léa d'Asco,
propriétaire de la "Ferme Bretonne" (où
les niçois peuvent admirer des animaux amenés des
quatre coins du monde) donne naissance à ce projet. Leur
objectif est essentiellement commercial : il s'agit de transporter
les visiteurs plus facilement vers la "Ferme Bretonne"
située au sommet du quartier de Cimiez. Par ailleurs le
tramway qui se présente comme une pagode est coiffé
d'un lion couché.
Pour concevoir ce tramway, Biasini s'inspire des solutions adoptées
par l'armée française qui finit d'installer ses
nombreuses fortifications sur la nouvelle frontière avec
l'Italie. Ce tramway relie alors l'avenue de la Gare (actuelle
Av Jean Médecin) à la place du Commandant Gérôme
en haut de Cimiez via la rue Hôtel des Postes.
Mais la propulsion électrique par accumulation montre tés
vite ses limites. Le tramway manque de puissance : il est lent
au point que les calèches le dépassent sans dificultés
dans la montée de Cimiez. "La Limace à Biasini",
comme la surnomme les niçois, laisse rapidement la place
à une ligne du tramway moderne.
En effet, un décret du 16 septembre 1897 concède
à la Compagnie des Tramways de Nice et du Litoral (qui
succéde au Tramway de Nice) l'exploitation d'une voie métrique
s'étendant de Cagnes à Menton. Il s'agit de désservir
Cagnes, St Laurent du Var, Nice, Villefranche, Beaulieu, Monaco
et Menton avec un éguillage vers Drap et Contes. Le 31
décembre 1899, une motrice électrique effectue un
allé-retour à titre d'essai sur la ligne Ste Agathe-Massena.
Le 13 janvier 1900 la ligne Hotel des Postes, Carabacell, Cimiez
est mise en service : Le tramway électrique commence alors
son régne qui durera 53 ans.
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Sur
la ligne Nice-Menton, le tramway
traverse Beaulieu
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La
ligne Nice-Levens sous la neige
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Lou
develoupamen de l'aragnàda
A partir de l'année 1900, le réseau s'étend
avec une rapidité stupéfiante. En novembre 1902, le
réseau urbain est achevé. Seul le vallon de la Madeleine
est contraind de patienter jusqu'en Avril 1908.
Le 28 décembre 1903, la Compagnie des TNL ouvre la prolongation
de sa ligne littoral : le tramway Nice-Villefranche-Beaulieu transporte
désormais ses voyageurs jusqu'à Monté-Carlo,
Cap Martin et Menton Garavan.
La municipalité de St Jean Cap Ferrat obtiens des TNL une
ligne St Jean-Beaulieu qui entre en opération le 7 décembre
1907.
Six mois plus tard le tramway fait son entrée à Levens.
Le 1er février 1909, le réseau dessert Bendejun depuis
Contes. Ce même jour les TNL ouvrent une liaison entre Cagnes
et Antibes. Enfin, il faut attendre 1911 pour relier le Pont de
Peille et la Grave de Peille.
Du côté de Sospel, d'important travaux sont entrepris
pour ouvrir une ligne depuis Menton. Le premier voyage aura lieu
le 15 avril 1912 et placera Sospel à 2 heures de Menton alors
qu'il faut 3 heures avec la diligence.
A la veille de la guerre, la plateforme destinée à
recevoir les rails du tramway entre Contes et l'Escarène
est achevée. Mais la déclaration de guerre entraîne
la suspension des travaux. A l'issue de ce funeste épisode
de l'Histoire de l'Humanité, bien des choses ont changé.
Le "progrés technique" freine le développement
du tramway et la ligne Contes-l'Escarène ne recevra jamais
ses rails.
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Le
développement du réseau au cours de l'année
1900
- 13 janvier -
Hotel des Postes - Carabacel - Cimiez
- 1er février -
Villefranche
- 7 février -
St Laurent du Var
- 12 février -
Le port et St Maurice
- 14 mars -
Cagnes
- 31 mars -
Riquier-Gare PLM
Saluzzo(Pl. Max Barel)-Lepante-Gare PLM
- 2 juin -
Garibaldi - Drap - Contes
- 3 novembre -
Beaulieu
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Av de la Gare
(act. Jean Medecin)
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Lou
prougres tecnicou : l'automobila pilha la plaça
L'automobile apparait dans les années d'avant guerre. Son
développement est alors marginal. Mais déjà
la cohabitation entre le tramway et la voiture s'annonce difficile.
Dans les années 20, le tramway sucite beaucoup moins d'engouement.
De plus les critiques se multiplient : les compagnies de tramway
fonctionnent grace aux subventions publiques, le personnel souvant
en grève n'a pas toujours les égards que les voyageurs
seraient en droit de recevoir.
Ainsi, dés 1925, la compagnie des TNL affecte 4 bus sur la
ligne Massena-St Sylvestre. En Octobre 1934, les rails disparaissent
de l'avenue de la Victoire (actuel Av. Jean Médecin) mais
aussi des boulevards Mac-Mahon et des Italiens (actel boulevard
Jean-Jaurès).
Peu à peu les lignes de tramway sont remplacées par
un nouveau réseau d'autobus complétement repensé.
Seul demeure le réseau périphérique des tramways.
En 1942, le trolleybus fait son entrée à Nice. A cette
époque, lou trambalan croisent les autocars et les trolleybus
dans les rues de la ville.
Le 10 janvier 1953, la population salue une dernière fois
son tramway. Une foule dense se rassemble sur les voies. Ce soir
là, la compagnie des TNL organise un défilé
de tout les types de tramway qui avaient harpenté les rues
de Nice depuis 1900. Il y a même un tramway à chevaux.
Le cortège acceuille aussi les transports "modernes"
à savoir les trolleybus et les autobus.
En cette veille du Carnaval 1953, un roi du transport en commun
tire sa révèrance sous l'oeil déjà nostagique
de ses nombreux usagers de tous âges.
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Lou Trambalan
en quelques chiffres
Les tramways de la compagnie
TNL ont transportés plusieurs millions des personnes. En
1928, on enregistre environ 32 millions de passagers contre un
peu plus de 13 millions en 1902.
Quant au transport de marchandises, il représentait une
part non négligeable de l'activité des TNL : en
1928, les tramways ont acheminés quelques 430 000 tonnes
sur le réseau. Les usines de la vallée du Paillon
avaient recours à cette solution pour acheminer leur production
jusqu'au port de Nice.
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Bibliographie
La rédaction de cet article est
basée sur les documents suivants :
Les tramways de chez nous (1998) - livre
P .Laederich - MDM
Les tramways - articles de presse
Lou Sourgentin n°53 (sept-Oct 1982)
Les tramways de Nice et du Littoral - article
Lou sourgentin n°20 (3e trim. 1975)
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dernière
mise à jour 27 novembre, 2004 |
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