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Aujourd'hui : Dimanche 1 août 2010

Lou Trambalan de Nissa e Litoural

 
Lou Trambalan de Nissa

Nissa à la pouncha de l'auba dau vint-unième sécoulou : La ville regarde s'installer sur fond de débat inachevé un nouveau moyen de transport qui changera son visage. Si le tramway soulève bien des passions, ce projet est aussi l'occasion pour les anciens de faire ressurgir de lointains souvenirs d'enfance. En effet, la vie des niçois fut rythmée pendant plus de cinquante ans par le "tin-tin" des tramways.

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Le tramway des vallées

Le tramway a aussi parcouru les vallées de l'Estéron, de la Vésubie, de la Tinée et les Gorges du Daluis dés le début du XXe siècle. Ce réseau était confié à la compagnie des Tramways des Alpes Maritimes (TAM).
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Calèche manoeuvrant devant la Gare PLM

Pour une grande majorité de la population, le moyen de circuler le plus courant est la marche. La mise en service du tramway constitue une petite révolution dans la vie quotidienne.




Les gorges de St Andrée (Nice-Levens)

La naissança dau Trambalan

Le premier transport en commun voit le jour à Nice en 1835. La capitale de cet Etat du Royaume de Piémont Sardaigne est alors reliée au pont du Var par un service de Diligence depuis le Pont Vieux. A l'époque, deux navettes sont assurées quotidiennement.
En 1854, le trajet entre le Pont Vieux et le Ray s'effectue gràce à un omnibus à chevaux.
La perspective de l'annexion française ralentit fortement les investissements du gouvernement de Turin : il faudra attendre que la transaction soit conclue pour voir le service d'omnibus à chevaux s'étendre du Pont Vieux vers la toute nouvelle gare PLM (Paris Lyon Méditerranée), puis vers le Pont Magnan ou encore St Barthélèmy.
Dans un premier temps l'administration s'emploie à relier Nice à Marseille par le train puis pousse le chemin de fer jusqu'à Monaco pour arriver à Vintimille en 1872. C'est à partir de 1878 que le "tramway américain" fait son entrée à Nice. Il s'agit alors d'un système de voitures circulant sur des rails mais tracté par des chevaux. Ce moyen de transport est alors géré par la compagnie des Tramways de Nice (TN).

En 1895, le quartier de Cimiez, en pleine expansion sous l'impulsion de Biasini, voit s'installer la première ligne de tramway électrique par accumulation. En effet la rencontre de Biasini, architecte mais aussi homme d'affaires, et de Léa d'Asco, propriétaire de la "Ferme Bretonne" (où les niçois peuvent admirer des animaux amenés des quatre coins du monde) donne naissance à ce projet. Leur objectif est essentiellement commercial : il s'agit de transporter les visiteurs plus facilement vers la "Ferme Bretonne" située au sommet du quartier de Cimiez. Par ailleurs le tramway qui se présente comme une pagode est coiffé d'un lion couché.
Pour concevoir ce tramway, Biasini s'inspire des solutions adoptées par l'armée française qui finit d'installer ses nombreuses fortifications sur la nouvelle frontière avec l'Italie. Ce tramway relie alors l'avenue de la Gare (actuelle Av Jean Médecin) à la place du Commandant Gérôme en haut de Cimiez via la rue Hôtel des Postes.
Mais la propulsion électrique par accumulation montre tés vite ses limites. Le tramway manque de puissance : il est lent au point que les calèches le dépassent sans dificultés dans la montée de Cimiez. "La Limace à Biasini", comme la surnomme les niçois, laisse rapidement la place à une ligne du tramway moderne.

En effet, un décret du 16 septembre 1897 concède à la Compagnie des Tramways de Nice et du Litoral (qui succéde au Tramway de Nice) l'exploitation d'une voie métrique s'étendant de Cagnes à Menton. Il s'agit de désservir Cagnes, St Laurent du Var, Nice, Villefranche, Beaulieu, Monaco et Menton avec un éguillage vers Drap et Contes. Le 31 décembre 1899, une motrice électrique effectue un allé-retour à titre d'essai sur la ligne Ste Agathe-Massena. Le 13 janvier 1900 la ligne Hotel des Postes, Carabacell, Cimiez est mise en service : Le tramway électrique commence alors son régne qui durera 53 ans.




Sur la ligne Nice-Menton, le tramway
traverse Beaulieu



La ligne Nice-Levens sous la neige







Lou develoupamen de l'aragnàda

A partir de l'année 1900, le réseau s'étend avec une rapidité stupéfiante. En novembre 1902, le réseau urbain est achevé. Seul le vallon de la Madeleine est contraind de patienter jusqu'en Avril 1908.
Le 28 décembre 1903, la Compagnie des TNL ouvre la prolongation de sa ligne littoral : le tramway Nice-Villefranche-Beaulieu transporte désormais ses voyageurs jusqu'à Monté-Carlo, Cap Martin et Menton Garavan.
La municipalité de St Jean Cap Ferrat obtiens des TNL une ligne St Jean-Beaulieu qui entre en opération le 7 décembre 1907.
Six mois plus tard le tramway fait son entrée à Levens. Le 1er février 1909, le réseau dessert Bendejun depuis Contes. Ce même jour les TNL ouvrent une liaison entre Cagnes et Antibes. Enfin, il faut attendre 1911 pour relier le Pont de Peille et la Grave de Peille.

Du côté de Sospel, d'important travaux sont entrepris pour ouvrir une ligne depuis Menton. Le premier voyage aura lieu le 15 avril 1912 et placera Sospel à 2 heures de Menton alors qu'il faut 3 heures avec la diligence.

A la veille de la guerre, la plateforme destinée à recevoir les rails du tramway entre Contes et l'Escarène est achevée. Mais la déclaration de guerre entraîne la suspension des travaux. A l'issue de ce funeste épisode de l'Histoire de l'Humanité, bien des choses ont changé. Le "progrés technique" freine le développement du tramway et la ligne Contes-l'Escarène ne recevra jamais ses rails.


Le développement du réseau au cours de l'année 1900

- 13 janvier -
Hotel des Postes - Carabacel - Cimiez

- 1er février -
Villefranche

- 7 février -
St Laurent du Var

- 12 février -
Le port et St Maurice

- 14 mars -
Cagnes

- 31 mars -
Riquier-Gare PLM
Saluzzo(Pl. Max Barel)-Lepante-Gare PLM

- 2 juin -
Garibaldi - Drap - Contes

- 3 novembre -
Beaulieu





Av de la Gare
(act. Jean Medecin)

Lou prougres tecnicou : l'automobila pilha la plaça

L'automobile apparait dans les années d'avant guerre. Son développement est alors marginal. Mais déjà la cohabitation entre le tramway et la voiture s'annonce difficile.
Dans les années 20, le tramway sucite beaucoup moins d'engouement. De plus les critiques se multiplient : les compagnies de tramway fonctionnent grace aux subventions publiques, le personnel souvant en grève n'a pas toujours les égards que les voyageurs seraient en droit de recevoir.
Ainsi, dés 1925, la compagnie des TNL affecte 4 bus sur la ligne Massena-St Sylvestre. En Octobre 1934, les rails disparaissent de l'avenue de la Victoire (actuel Av. Jean Médecin) mais aussi des boulevards Mac-Mahon et des Italiens (actel boulevard Jean-Jaurès).
Peu à peu les lignes de tramway sont remplacées par un nouveau réseau d'autobus complétement repensé. Seul demeure le réseau périphérique des tramways.
En 1942, le trolleybus fait son entrée à Nice. A cette époque, lou trambalan croisent les autocars et les trolleybus dans les rues de la ville.

Le 10 janvier 1953, la population salue une dernière fois son tramway. Une foule dense se rassemble sur les voies. Ce soir là, la compagnie des TNL organise un défilé de tout les types de tramway qui avaient harpenté les rues de Nice depuis 1900. Il y a même un tramway à chevaux. Le cortège acceuille aussi les transports "modernes" à savoir les trolleybus et les autobus.
En cette veille du Carnaval 1953, un roi du transport en commun tire sa révèrance sous l'oeil déjà nostagique de ses nombreux usagers de tous âges.


Lou Trambalan en quelques chiffres

Les tramways de la compagnie TNL ont transportés plusieurs millions des personnes. En 1928, on enregistre environ 32 millions de passagers contre un peu plus de 13 millions en 1902.
Quant au transport de marchandises, il représentait une part non négligeable de l'activité des TNL : en 1928, les tramways ont acheminés quelques 430 000 tonnes sur le réseau. Les usines de la vallée du Paillon avaient recours à cette solution pour acheminer leur production jusqu'au port de Nice.

Bibliographie

La rédaction de cet article
est basée sur les documents suivants :

Les tramways de chez nous (1998) - livre
P .Laederich - MDM

Les tramways - articles de presse
Lou Sourgentin n°53 (sept-Oct 1982)

Les tramways de Nice et du Littoral - article
Lou sourgentin n°20 (3e trim. 1975)

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