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Aujourd'hui : Dimanche 1 août 2010
La sismicité du Comté de Nice
La sismicité du Comté de Nice





La plaque africaine pousse la plaque italienne qui s'enfonce dans le continent européen en formant l'arc Alpin.





Le seisme du 23 février 1887



En 1994, les autorités ont institué un "plan d'urgence départemental séïsme". Mangiapan.net vous invite à en prendre connaissance.

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Le comté de Nice est marqué par un relief particulièrement accidenté. C'est sur ce territoire que les Alpes viennent plonger dans la Méditerrannée. Le littoral situé entre le Var et la Roya offre une série de falaises impressionnantes qui trouvent parfois leur emprise directement au fond de la mer. Il fut difficile de circuler le long des côtes sans pénétrer dans les terres pour enjamber quelques crêtes faute de passage en bord de mer. Il faudra attendre la perçée de la basse corniche pour aller de Nice à Monaco sans passer par la Turbie ou Eze village perchés sur les hauteurs.
Ce relief est le fruit d'un mouvement de tectonique des plaques. En effet, la plaque africaine, dont le "bord" se situe au nord des côtes du Magreb, pousse la plaque italienne. Cette dernière s'enfonce dans le continent européen formant ainsi l'arc Alpin. Ce phénomène fait de notre pays une zone de sismicité relativement active.
Les historiens notent un certain nombre de tremblements de terre dont quelques uns d'une intensité telle que des blocs de rochers se seraient décrochés des montagnes et falaises. Ainsi en 625, la région de Roquebrune aurait été fortement ébranlée. Certains gros rochers, situés de nos jours sur la plage, auraient atteri à cet endroit lors de ce séïsme.

La vallée de la Vésubie a connu aussi quelques tremblements de terre éprouvants. On relève au cours du dernier millénaire une série de séïsmes notables.
Le 20 juillet 1564, de nombreuses maisons mais aussi des églises furent détruites à Roquebilière, la Bollène, Belvédère, Lantosque, Saorge ou encore la Brigue, provoquant la mort de quelques 700 personnes. On note aussi quelques mouvements de terrain sur la Vésubie et le Paillon ainsi qu'un raz de maré entre Monaco et Antibes.
En juin 1618, de fortes secousses ébranlent le mont Férion. On relève de nombreux dégats sur le secteur de la Vésubie. On notera aussi que Rocasparvièra voit le niveau de sa source s'abaisser. L'absence d'eau courante dans le village entrainera l'exode de ses habitants vers les villages voisins.
Le 15 février 1644, un important séisme secoue ce même secteur. Il sera ressentie de Marseille à Gènes.
Enfin le 29 décembre 1854, l'ensemble du Comté est secoué par un seïsme particulièrement perçu à Lantosque et Roquebilière. Des batiments se fissurent. L'absence de réparations de certaines constructions sera parfois lourde de consèquence une trentaine d'années plus tard.
Le 23 février 1887, un important seïsme dont l'épicentre se situe entre San Remo et Savone secoue toute la région.
A Nice, on achêve les fêtes du carnaval. La ville en liesse ne s'attend pas à la catastrophe. Au petit matin, alors que la population est encore endormie, une forte secousse ébranle la ville. Les cloches se mettent à tinter, les horloges publiques s'arrêtent, les portes claquent, les maisons se fissurent, certaines s'effondrent. Paradoxalement, le vieux Nice tient bon alors que les quartiers "neufs" subissent d'importants dégats.
Partout, c'est la panique : on craint des répliques. A la gare, les trains sont pris d'assaut mais la circulation ferroviaire est suspendue.
Dans les villages de l'arrière pays, le sénario est similaire : ce sont les constructions récentes qui sont le plus endommagées, voire détruites. Du côté du Baous Roux, des rochers se détachent. De même à Menton, la chute de gros blocs de pierres détruit des plantations d'arbres fruitiers et de nombreux murs en pierres sèches.
A Villefranche, une crevasse se forme sur le tunnel de chemin de fer Malrive.
De Antibes à Menton, un mini raz de maré d'un mètre environ viens agiter le littoral.

Au XXe siècle, de trés nombreux séïsmes furent enregistrés. Pour la plupart imperceptibles, certains d'entre aux ont tout de même lézardés certaines façades.
Depuis plusieurs années, les constructions sont soumises à certaines normes parasismiques. Si les scientifiques ne semblent pas craindre de grave dégats dans la région, les autorités ont tout de même pris la précautioon d'instituer en 1994 un "plan d'urgence départemental séïsme".

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Entre Nice et Menton, les Alpes forment une série de falaises qui trouvent leur emprise directement au fond de la Méditerranée





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